SOLARIS au Château de Chambord

Solaris est une exposition rare où photographie primitive, techniques contemporaines et patrimoine achitecturale se rencontrent

L’artiste d’origine américaine Robert Charles Mann travaille ses photographies avec le sténopé. Après une résidence de six mois dans le Domaine National de Chambord durant l’hiver 2024-2025. Il a installé quarante-trois appareils rudimentaires, qu’il a fabriqués lui-même manuellement. Des boîtes de récupération percées d’un simple trou dans lesquelles est placé du papier photographique. Il les a placées dans le Parc du Domaine et dans les parties extérieures, les plus hautes du Château, du 21 décembre 2024 au 21 juin 2025, et ce, pendant le solstice d’hiver et le solstice d’été. Il explore notre rapport au temps et à l’espace, une pratique minimaliste de la captation d’une image.

Dans les années 90, le photographe Robert Charles Mann a fait un choix radical : renoncer à l’usage de l’objectif, pour ne travailler que sur des appareils à sténopé fabriqués à la main. Dans la continuité de la camera obscura, ancêtre de l’appareil photographique moderne, ce type d’appareil est dépourvu de lentille optique. La lumière passe directement à travers un minuscule trou et vient fixer l’image sur du papier photosensible.

Un procédé rare de nos jours, sobre, un regard poétique, magique d’où sort des images de lieux, de ciels inattendus. Une certaine beauté s’en dégage. Une force rare s’en ressent. La magie de ce procédé nous fait converser entre le visible et l’invisible, le raffiné et le brut, la science et l’art, l’histoire et le contemporain, l’infiniment petit et l’infiniment grand, l’immédiateté.

Le sténopé a la particularité de suggérer l’objet, plutôt que de le représenter. Cette technique est le choix de l’artiste pour sortir des œuvres métaphoriques. Le sténopé a la singularité des temps de pose dans des temps très différents, , soit de quelques secondes ou soit de plusieurs heures de pose ou de jours, pouvant aller jusqu’à six mois. Une exposition en continue produit des effets. que l’oeil ne peut percevoir.. Les sujets en mouvement deviennent translucides ou d’autres seront complétement invisibles.

Le résultat retranscrit la course quotidienne de l’astre du solstice d’hiver au solstice d’été. Ces photos envoutantes sortent d’ un long processus, dont le tirage de chacune sont tirés sur un papier composé de pure fibre de coton avec des pigments d’archives permanentes.

L’artiste né en 1960 aux Etas Unis, est résidant maintenant près du Château de Chaumont sur Loire. Il est passionné de photographies depuis son plus jeune âge, aussi, il est remarqué dans les années 1980 par les plus grands photographes de Los Angeles et New-York. En deux décennies, il produit plus d’un million de tirages. Cela ne l’a pas empêché de composer des musiques pour des films aux Etats Unis

Son travail actuellement, s’étend sur le choix du temps long et de la rareté. Ses empreintes mystérieuses de poésie, dont plusieurs sont exposées aux Studios Miraval dans le Sud de la France

@eliabeth-petibon

Il est représenté en France par la galerie Capazza à Nançay (36) dont elle a réalisée en coproduction l’exposition Solaris avec le Domaine.

Si le résultat évoque des photographies du début du XXeme siècle, Les de Robert Charles Mann sont pourtant le fruit d’un travail expérimental liant technique ancienne et outils numériques. L’exposition dans le Château de Chambord est présente pendant 6 mois du 20 mars 2026, depuis l’équinoxe, jusqu’au solstice le 21 juin 2026

Domaine National de Chambord

exposition Solaris de 9h à 18h TLJ

41250 Chambord

www.chambord.org

Retour en haut